Monaco rend hommage enfin à Kees van Dongen, monégasque d’adoption, avec une superbe rétrospective et cela jusqu’au 7 septembre 2008, au NMNM (www.nmnm.mc). Cette expo est organisée conjointement avec le Musée des Beaux-Arts de Montreal et la famille de l’artiste, et rassemble de façon très complète les œuvres de ce peintre d’origine néerlandaise. Elle sera ensuite à Montreal du 22 janvier au 19 avril 2009 (pensez à me faire un retour de vos impressions, mes amis de là-bas !!).
A ses débuts, à Rotterdam, il peint des scènes de port avec marins et prostituées. Puis vint Paris et le Salon d’Automne de 1905 avec Matisse et les « Fauves » comme dit la critique. Puis il s’installe avec Picasso à Montmartre, vend des dessins satiriques, et organise des bals costumés à Montparnasse. Il aime le thème des rues, du cirque et des « femmes légères ».
Puis à partir de 1910, il verse dans un orientalisme vulgaire très vendeur, perdant le sens du dessin et de la couleur : « Femmes nues soi-disant complices, bourgeoises faussement alanguies, ces portraits sont parfois surprenants de laideur… ».
Il a su créé un monde libre et licencieux qui fera courir de riches acheteurs désirant se frotter au parfum du scandale. Ses œuvres impudiques ont été souvent comparées à de « prodigieuses débauches de lumières ».
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